Je suis Fan de Larry Clark depuis que j'ai vu KIDS en 1995. Alex s’en souvient encore !
À la base, Larry Clark est un photographe très urbain et humain. Dans ses films, il s'inspire majoritairement de faits-divers et décrit la jeunesse américaine. Il a une vison assez subtile et ne se contente jamais d'évoquer. Il sait «figurer» des jeunes couverts de blessures, physiques et morales.

KIDS est le portrait d'une jeunesse baignant dans la drogue et le sida aux Etas-Unis. Son film, bien qu'interdit aux USA avait été un grand succès.
Ken Park (2002) conservait cette vision, et réalisation proche du reportage...donc assez minimaliste.
J'ai vu Whassup Rockers hier soir, alors que j'essaie d'aller le voir depuis une semaine.
Larry Clark conserve un style "trash" qui fait son originalité et que j'apprécie. Il décrit ici la vie de jeunes Latinos, et le contraste entre leurs vies dans le guetto et leur rencontre de riches familles de Beverlly Hills.
Comme dans tous ces films, le skate est très présent. (C'est un passionné de skate). Je reconnais que les scènes de skate peuvent être un peu longues pour un public qui n’y accorde pas forcement d’attention particulière.
Si j'ai aimé le film, je n'ai pas non plus adoré. Je n'ai pas retrouvé le style Larry Clark. C'est moins minimaliste dans la réalisation et le scénario est parfois un peu bancal.

Aussi, je regrette que L.C n'ait utilisé que du Punk Rock pour la Bande Son du Film. La musique est toujours très présente dans ces films, et je me retrouve plus dans les gros morceaux de Hip-Hop auxquelles il nous avait habitué.
En résumé, j'aime beaucoup Larry Clark, j'aime l'univers dans lequel il nous plonge à chaque fois. En revanche, je ne conseillerais pas à n'importe qui d'aller voir ce film.
Il y avait des gens qui partaient pendant le film, des gens qui grognaient à la fin de la séance. L.C dépeint un univers particulier, mais en même temps, je savais ce que j'allais voir, ce qui ne semble pas être le cas de ceux qui se sont décidés devant le ciné.
Beaucoup de gens vont au cinéma pour se distraire, pour regarder le film passivement et s'identifier aux personnages ou y voir une vie idéale. Ce n'est clairement pas le style de Larry Clark et je ne suis pas sûr que ce film rencontre un gros succès malgré les aspects intéressants de sa réflexion.


